Une politique de sécurité incantatoire et sans avenir !
Vendredi, 23 Juillet 2010 19:06

La France a connu, en un week-end, une montée de violence à Saint-Aignan et à Grenoble que je condamne fermement. Elles font suite aux multiples agressions dont sont victimes nos concitoyens et les représentants des forces de l’ordre. Ces actes sont inexcusables et leurs auteurs doivent être punis. violences
Cette recrudescence de violence signe l’échec de N. Sarkozy sur le terrain de la sécurité, lui qui en a été responsable presque continûment depuis 8 ans.
Depuis 2002, c'est le même discours qui est martelé, ton martial et péremptoire, dans l’unique but de légitimer celui qui le prononce mais non de changer quoi que ce soit à la réalité. Et les problèmes se multiplient : En avril dernier, l'Observatoire national de la délinquance relevait que plus de 240 000 faits de violences physiques ont été enregistrés entre avril 2009 et mars 2010, soit un des niveaux parmi les plus élevé jamais atteints. Et depuis 2009, plus de 6000 policiers ont été victimes d’agression, chiffre en augmentation de 12% depuis 2005.
L’échec du gouvernement en matière de sécurité est aggravé par l’abandon des territoires, notamment les plus défavorisés, dans lesquels la présence de l’Etat et des services publics recule depuis 2002. Au lieu d’une vraie politique nationale de sécurité, N. Sarkozy a préféré une agitation sécuritaire inefficace, qui conduit à privilégier les actions coups de poing au détriment d’une action durable sur le terrain, d’une police de proximité et d’une politique de prévention qui assure en permanence la sécurité des Français. La diminution du nombre de policiers et de gendarmes – 4 000 en moins en 2009, 11 000 en moins d’ici à fin 2011 – désarme les forces de l’ordre et réduit leur présence dans les quartiers les plus difficiles ainsi que les plus isolés, notamment en zone rurale.

Les Français souffrent au quotidien de cette dégradation !
Il y a urgence à une vraie stratégie de sécurité intégrant toutes les dimensions du problème : sociales, économiques, urbaines et sécuritaires. Il faut remettre à plat les priorités, les modalités d’intervention des forces de l’ordre, mettre un terme à la réduction des moyens et resserrer les liens entre tous les acteurs éducatifs, sociaux, sanitaires, en incluant les acteurs de la prévention de la délinquance et de la police.
Les évènements qui s’enchainent et les réponses apportées (présence de façon spectaculaire et temporaire de CRS ou gendarmes mobile ; remplacement du préfet de département ; stigmatisation d’une population..) confirme l’impuissance grandissante du gouvernement.

 
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