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Retour de mission à Djibouti |
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Jeudi, 11 Mars 2010 11:13 |
Je viens de rentrer d’une mission de la Commission de la Défense de l’Assemblée Nationale, composée de 6 députés dont le Président, Guy Tessier et Patricia ADAM, à Djibouti. C'était pour moi un retour dans un territoire, où j'ai été commissaire de la marine nationale dans les années 70, mais surtout pour nous, parlementaires, l'occasion d’évoquer le rôle actuel de Djibouti, au cœur d’une région instable, pour riposter aux opérations de piraterie maritime. Outre des visites de terrain, nous avons eu des entretiens avec le 1er ministre et plusieurs ministres (Affaires Etrangères, Défense…), avec le Président et les membres de leur Assemblée, avec les forces françaises (3000 personnes dans les Forces françaises de Djibouti) et celles, étrangères, engagées aussi dans le dispositif de lutte contre la piraterie. Nous avons participé aux discussions entamées pour la révision de l’accord de défense de 1977 qui devraient aboutir à un nouvel accord dès cette année. Le port de Djibouti conforte ainsi son rôle clé dans le dispositif de lutte contre la piraterie : 360 bâtiments militaires y ont fait escale en 2009 contre 103 en 2008. L’opération européenne « Atalante », qui mobilise 5 navires et 4 avions de patrouille maritime a particulièrement retenu mon attention car j'ai pu vivre en temps réel et avec documents photographiques, la dernière tentative des pirates contre des thoniers de Concarneau. J'ai eu des entretiens avec les commandements d’Atalante actuels (italien) et à venir (Suède à partir d’Avril et France à partir d’Août) ainsi qu’avec les équipages des avions « Atlantic » (France) et « Orion » (Espagne). Parmi les problèmes à résoudre pour améliorer l’efficacité des opérations contre les pirates (3 groupes majeurs : ceux du Puntland, ceux du Mudug et ceux du Merkah) je retiens : - La nécessaire amélioration de la coordination opérationnelle : 3 coalitions agissent (Europe = Atalante ; OTAN= Ocean Shield TF 508 ; USA = Task Force 151) et la coordination, qui a commencé par les réunions mensuelles SHADE (Shared Awareness and Deconfliction) à Bahreïn, doit être poursuivie. - L’amélioration des possibilités de traitement juridique des pirates appréhendés (seule Atalante dispose d’accords juridiques avec le Kenya et les Seychelles). - L’effort international de reconstruction de la Somalie, qui a d’ailleurs commencé avec le « code de conduite de Djibouti » signé par 10 Etats de la région.
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