Gilbert le Bris
Prolongation de l'état d'urgence : faire face à l'exceptionnel sans verser dans l'état d'exception
Vendredi, 22 Juillet 2016 13:02
J’étais présent à l’Assemblée nationale, mardi soir et toute la nuit, pour le débat sur la prolongation de l’état d’urgence, celui-ci vient d’être adopté définitivement pour six mois. Nous y avons ajouté de nouvelles dispositions.

En effet, pleinement conscients de la menace persistante sur la sécurité des Français, le gouvernement et la majorité agissent avec constance et détermination : les nombreuses propositions intégrées à la législation depuis janvier 2015 et l’augmentation des moyens humains et financiers pour lutter contre le terrorisme et assurer la protection de nos concitoyens en témoignent.

Comme l’a encore rappelé le président de la République, notre pays a besoin de cohésion pour faire face au terrorisme. De cohésion évidemment dans notre détermination à répondre aux menaces, mais de cohésion aussi pour faire vivre la concorde nationale et les principes fondamentaux de notre République.

Dans cet esprit, l’opposition a finalement privilégié la raison à l’agitation lors de ce vote prorogeant l’état d’urgence. Le spectacle auquel la droite s’était adonnée devant les Français, depuis plusieurs jours et singulièrement dans l'hémicycle de l’Assemblée nationale, n’était pas à la hauteur du drame et des enjeux. Les propositions qu’elle présentait, pour une part d’entre elles, étaient tout simplement irresponsables : elles faisaient de l’arbitraire la règle et sacrifiaient nos libertés fondamentales.

Or, il nous appartient collectivement de protéger l’état de droit. On ne défend pas les valeurs de la République en confondant l’état d’urgence avec l’état d’exception.

 
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