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Défendre la laïcité et non une laïcité à géométrie variable. |
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Vendredi, 27 Janvier 2012 16:35 |
A la faveur d'une confidence destinée à alimenter une nouvelle polémique, Nicolas SARKOZY a invité François HOLLANDE à relire la Constitution sur la question de la laïcité. Le candidat sortant lui a également reproché de remettre en cause le consensus sur cette valeur fondamentale de la République. En vérité, le seul responsable politique qui soit revenu sur le consensus politique des Français concernant la laïcité, c’est le Président sortant !
C’est bien Nicolas SARKOZY lui-même, et lui seul, qui est à l’origine des nombreuses dérives d’interprétation et d’application de la laïcité, qui suscitent aujourd’hui l’inquiétude des Français. Faut-il rappeler qu’il n'a eu de cesse de dévoyer cette valeur essentielle, en tentant d'inventer la « laïcité positive » à Saint Jean de Latran, comme s'il en existait une qui fût négative, en affirmant notamment que le prêtre serait toujours plus légitime que l'instituteur pour éveiller la conscience des générations les plus jeunes ? Pendant le débat sur l'identité nationale, la laïcité a par ailleurs été instrumentalisée comme un sujet de polémique, là où elle constituait depuis plus d'un siècle le socle d'une culture commune, le ciment de notre société. C’est justement parce qu’il y a eu, au cours des dernières années, trop d’ambiguïtés, trop de reculs, que François HOLLANDE, élu Président de la République, proposera d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 dans la Constitution, en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa ainsi rédigé : « la République assure la liberté des consciences, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Eglises et de l’Etat, conformément au titre 1er de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle ». Je suis favorable à cette proposition car il s’agit de graver dans le marbre les principes d’une loi qui unit les Français, dans la diversité de leurs convictions, sans remettre en cause la liberté pour chacun de pratiquer sa religion, sans revenir sur les règles posées par le concordat en Alsace-Moselle, ni sur l’organisation de notre système éducatif. La loi de 1905 est un texte qui libère et qui protège. Contrairement à la démarche de division de Nicolas SARKOZY, François HOLLANDE veut pacifier et rassembler, il défend la laïcité et non une laïcité à géométrie variable.
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Le dialogue social dans les armées |
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Lundi, 19 Décembre 2011 15:25 |
Dialogue : ce n’est pas le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à l’armée. Ordres, hiérarchie, commandement, « garde à vous ! », semblent plus caractériser nos troupes !
Pourtant le dialogue, même s’il y prend une autre forme, existe dans nos armées comme dans le civil. Avec la suspension de la conscription, les bases de défense, l’interarmisation, la RGPP, la gendarmerie désormais fonctionnellement dépendante du ministère de l’intérieur, il était temps de faire le point et des propositions d’évolutions dans ce domaine. C’est ce que j’ai fait, avec un collègue député, dans un rapport qui vient d’être publié. Le symbole actuel du dialogue pourrait être une tour eiffel : 4 piliers solides (terre, air, mer, gendarmerie) et 3 étages de dialogue (représentation, participation, concertation) avec au sommet des antennes (les correspondants près des autorités) et la vitesse d’ascenseurs pour le dialogue collectif et d’escaliers pour le dialogue individuel. Après un an de travail, des centaines d’auditions, des milliers de kms parcourus et un vote unanime de la commission de la Défense, notre rapport vient de sortir. Il contient 16 propositions pour une réforme du système avec, parmi les principales : le vote pour élire les représentants, et non ce que certains qualifient de « triage au sort », un statut amélioré pour ceux-ci, la confirmation d’ancrage d’armée, une amélioration du fonctionnement des instances nationales de concertation, la liberté d’adhésion aux associations professionnelles pour les militaires, le renforcement du rôle de médiation confié aux inspecteurs généraux…
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